Samedi soir, Bigflo & Oli ont gagné le NRJ Music Award du groupe francophone de l’année. Dans cette catégorie, ils étaient opposés notamment à Indochine. Le Huffington Post a publié hier un article relayant des tweets d’internautes outrés d’avoir vu le duo de rappeurs toulousains plébiscité aux dépends du légendaire groupe de rock français.

Le clash : une recette bien connue pour faire du clic. Chez Com&Unity, on a tout de suite senti le bon filon : le Huffington Post qui joue la carte communautaire en opposant les “jeunes”, fans de Bigflo & Oli, et les “vieux”, fans d’Indochine, belle occasion pour nous de montrer une nouvelle fois combien les « communautés », les affinités « identitaires », sont le meilleur levier de mobilisation, d' »engagement » des publics, sur le web.

Mais, surprise : sur Facebook, l’article du Huffington Post se fait dégommer. Et ce ne sont pas des adolescents amateurs de musique urbaine qui viennent à la rescousse des rappeurs de Toulouse, au contraire : la plupart des contestataires étaient des fans d’Indochine quadragénaires ! Les passionnés de musique refusent ici de rentrer dans les cases toutes faites qu’on avait préparées pour eux.

Bigflo & Oli nma b&O 2

Ca nous a rarement fait autant plaisir d’avoir tort ! Comme quoi, et malgré ce que le récent clash entre le rappeur Vald et l’animateur de télé Thierry Ardisson illustrait, la musique peut encore rassembler  au-delà des appartenances communautaires.

Merci Bigflo & Oli, continuez de freestyler !

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Vous voulez un autre exemple de clash communautaire ? Rappelez-vous de l’acharnement médiatique sur Nabil Fekir après une célébration un poil provocatrice d’un but :

 
Retrouvez aussi notre article sur la polémique autour du clash entre le jeune rappeur Vald et l’animateur TV de 50 ans et royalise, Thierry Ardisson :

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